Les chats qui sortent à l'extérieur sont nuisibles pour l'environnement | 24 heures
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Les chats qui sortent à l'extérieur sont nuisibles pour l'environnement

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Le chat domestique a tous les prérequis pour être considéré comme une espèce nuisible. De récentes études prouvent que nos félins ont un impact néfaste sur l’environnement et les laisser vivre à l’extérieur accentue le fléau.  

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En 2022, le chat domestique a été ajouté en tant qu’espèce envahissante par le biologiste de l’Académie polonaise des sciences, Wojciech Solarz, puisqu’elle nuit aux écosystèmes. 

À eux seuls, les chats domestiques et errants tuent entre 100 et 350 millions d’oiseaux chaque année au Canada, selon des données de 2013 d’Environnement Canada dans la revue Avian Conservation & Ecology. Et ça, c’est sans compter les autres mammifères qu’ils chassent comme les souris, les campagnols et les musaraignes, par exemple.  

«Le problème, c’est qu’il n’y a pas de prédateur naturel du chat en ville», souligne le président d’Éduchateur, Daniel Filion. L’organisme se charge d’éduquer les gens sur les comportements félins. 

photo fotolia

À cela s’ajoute la surpopulation des chats au Canada qui est ni plus ni moins exponentielle. À titre d’exemple, un mâle et une femelle peuvent être responsables d’environ 350 000 descendants en seulement 7 ans de reproduction, d’après une statistique du Refuge Animex de Verdun. 

«Si ce sont juste les chats errants, ils vont se contrôler entre eux. Là où le problème existe actuellement, c'est quand on ajoute à ça tous nos chats domestiques qui vont à l’extérieur et qui contribuent à cette prolifération-là», déplore Daniel Filion. 

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Garder les chats à l’intérieur est la solution

Pour Daniel Filion, la solution repose en grande partie sur les épaules des propriétaires de félins. 

«On laisse trop souvent nos chats aller à l'extérieur et peut-être pas pour les bonnes raisons. Alors, pourquoi ne pas garder nos chats à l'intérieur?, propose-t-il. Protéger la faune, protéger leur santé, c'est beaucoup mieux comme ça.» 

Cette idée est controversée pour bien des propriétaires de félins, qui pourraient avoir l’impression de brimer la liberté de leur animal. Mais pour Daniel Filion, qui se considère comme un «amoureux des chats», il faut rester réaliste: il y a une surpopulation féline et les conséquences sont grandes.  

« Quand on s'arrange pour qu'ils aient un bon enrichissement de milieu, ils vont être heureux autant à l'intérieur qu'à l'extérieur », explique l’intervenant en comportement félin. 

Pour stimuler notre animal, l’expert recommande les bols à nourriture interactifs qui encourageront l’animal à travailler pour se nourrir, ainsi que des fontaines à eau pour simuler l’eau courante de la nature. 

Il estime qu’un arbre à chat ou l’accès à de la hauteur est aussi nécessaire, tout comme les jouets diversifiés. M. Filion estime que de jouer avec son chat «deux fois par jour pour des périodes de cinq à dix minutes» est suffisant pour le rendre «satisfait».

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