Tuerie dans un bar gai du Colorado: ces voix de droite accusées d'attiser la haine LGBTQ+ aux États-Unis | 24 heures
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Tuerie dans un bar gai du Colorado: ces voix de droite accusées d'attiser la haine LGBTQ+ aux États-Unis

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Getty Images via AFP

Depuis la tuerie qui a fait cinq morts et 25 blessés au Club Q, un bar gai de Colorado Springs, le week-end dernier, des voix associées à la droite américaine sont accusées d’avoir attisé la colère.  

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Parmi ces opposants à la communauté LGBTQ+ aux États-Unis: des élus républicains, des activistes sur les réseaux sociaux et des personnalités affiliées à des médias comme Fox News. 

De Lauren Boebert à Marjorie Taylor Greene 

L'élue républicaine du Colorado à la Chambre des représentants, Lauren Boebert, a souvent été critiquée pour ses positions anti-LGBTQ+.  

Après avoir condamné la fusillade survenue dans son État le week-end dernier, elle s’est fait accuser par son opposante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez d’avoir joué un «rôle majeur dans l’élévation de la rhétorique de haine anti-LGBT+ et des mensonges antitrans». 

Parmi ses déclarations qui ont fait sourciller:  

  • Elle a affirmé que les enfants étaient mieux à l’église que dans les spectacles de drags.

  • Elle a affirmé que le projet de loi visant à protéger le mariage entre personnes de même sexe allait provoquer «la suprématie des gais, des lesbiennes, des trans et des travestis».  

  • Elle a affirmé que les personnes drags étaient des «personnes perverses» et que les actions pour encourager les enfants trans s'apparentaient à des «avances sexuelles aux enfants» («grooming our kids»).  

Lauren Boebert n’est pas la seule au sein du Parti républicain à tenir de tels propos. Marjorie Taylor Greene, représentante de la Géorgie, et Matt Gaetz, représentant de Floride, comptent notamment parmi ses alliés anti-LGBTQ+.  

Libs of TikTok et les influenceurs de droite 

Le compte Twitter d’extrême droite Libs of TikTok, qui était suspendu jusqu’à tout récemment, relaie des contenus qui véhiculent des idées jugées progressistes ou liées aux enjeux LGBTQ+ dans le but de les discréditer. Ces contenus sont souvent tirés de TikTok et d’autres réseaux sociaux. 

Libs of TikTok, qui est géré par une ancienne courtière immobilière, Chaya Raichik, a également l’habitude de dévoiler des informations permettant d’identifier des créateurs et des créatrices derrière certains de ces contenus, qui se font ensuite insulter par les membres de sa communauté.  

Après la tuerie au Club Q, Libs of TikTok s’est insurgé, dans un tweet, que des organismes du Colorado encouragent des enfants à devenir de «vraies drags» et à pratiquer cet art sur une scène de manière sécuritaire.  

Sur les réseaux sociaux, ces messages, diffusés dans les heures ayant suivi le drame, ont été dénoncés.

C’est d’ailleurs loin d’être la première fois que le monde des drags est décrié sur Libs of TikTok. Des messages publiés sur ce compte auraient même incité des membres du groupe suprématiste blanc Proud Boys à s’en prendre aux organisateurs d’un événement pendant lequel une drag lisait des contes à des enfants dans une bibliothèque.  

De son côté, un hôpital de la région de Boston a reçu des menaces dernièrement parce que des publications sur Libs of TikTok l’accusaient d’offrir à des enfants de subir des opérations chirurgicales d’affirmation de genre sans l’accord de leurs parents. Ces affirmations étaient évidemment fausses.  

Sur les réseaux sociaux, d’autres personnalités d’extrême droite ont également été pointées du doigt depuis la fusillade, dont Matt Walsh, Candace Owens, et Tim Poole.

 

Fox News toujours présent 

Fox News et certains de ses présentateurs vedettes sont également sur la sellette. Des commentateurs des médias accusent cette fois-ci le réseau de nouvelles en continu, et plus principalement son présentateur vedette Tucker Carlson, d’attiser la haine par sa couverture des enjeux LGBTQ+. 

 

Immédiatement après l'attaque de Colorado Springs, il avait déjà nié la motivation antigaie derrière cet acte.  

Il a également déjà prétendu que des démocrates feraient des avances sexuelles aux enfants et il a affirmé que «les bloqueurs de puberté et le processus de transition ne sont pas des soins de santé».