Dans l'univers musical de Garou | 24 heures
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Dans l'univers musical de Garou

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Illustration Sébastien Dorion d'après une photo de Cédric Bélanger

Alors qu’il vient tout juste de lancer son album Garou joue Dassin, le chanteur d’origine sherbrookoise revient sur son parcours de mélomane.

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S’il consacre cette année un album complet à l’interprète d’Aux Champs-Élysées, Garou a toujours su au fil des ans rendre hommage à ses incontournables personnels. Autant sur ses albums que dans ses spectacles.

Un répertoire en parfaite harmonie avec son cheminement de fan fini de musique dès son plus jeune âge.

Comment as-tu découvert Joe Dassin?

Sur des cassettes 8 pistes que mon père avait dans le camion quand on se promenait en famille. C’est vraiment associé à ça. C’est les grosses cassettes. Il y en avait plusieurs dans une boîte mais quand il sortait Joe Dassin, j’étais tellement de bonne humeur. On chantait ça en famille. 

Dassin a fait beaucoup de hits en carrière. Est-ce que ça a été difficile de choisir les pièces pour l’album?

C’était pas évident à choisir! Quand j’ai décidé de le faire un peu «épique-cowboy-western», je me suis dit que c’était pas toutes les tounes qui allaient entrer là-dedans. Je voulais vraiment que ce soit roots. Que ce soit folk. Je voulais pas juste faire des reprises faciles. Joe Dassin reprenait beaucoup de folk et de country américain.

Qu’est-ce que tes parents écoutaient comme musique?

Mes parents écoutaient du rock. Whole Lotta Shakin’ Goin’ On de Jerry Lee Lewis, c’était la toune à mon père. Quand on se réunissait en famille, c’était la toune que tout le monde attendait qu’il chante. Il y avait évidemment Elvis, mais on avait aussi de la musique française. Michel Sardou jouait beaucoup. 

Ta sœur est plus vieille que toi. Est-ce que tu crois que cet écart d’âge t’a influencé musicalement?

Je piquais en catimini les vinyles de ma sœur et je les faisais jouer sur mon pick-up. J’ai pas été gentil avec les disques. Je les ai un peu massacrés. C’était pas un tourne-disque de grande qualité. Mais je me suis mis à écouter plein d’affaires: Beatles, Styx, Yes. Je suis parti vraiment dans toutes les directions après. Le rock progressif, c’était mon plus grand dada. 

Le rock progressif, c’était surtout à l’adolescence?

Oui. Mais pour montrer à quel point j’étais éclectique, quand j’ai eu l’argent pour acheter un premier vinyle j’ai hésité entre ABBA, Elvis et Led Zeppelin. Finalement, j’ai acheté Elvis. 

À quel endroit allais-tu voir des shows quand tu as commencé à sortir à Sherbrooke?

Je me souviens qu’il y avait des bands au Graffiti. C'était pas mal le bar le fun. Quand j’ai commencé à jouer dans les bars, j’ai joué au Graffiti. Ça reste une des plus grandes consécrations de ma carrière! (Rires)

Je me souviens... Il y avait eu un bogue avec mon piano et j’arrivais pas à me faire payer avant de finir le show. Il avait fallu que je retourne chez nous chercher un autre clavier. J’avais pas d’argent et j’avais plus de gaz. À la station-service, j’ai réussi à convaincre la personne à la caisse de mettre 20 piasses de gaz, et de me laisser revenir après le show pour payer.

Tu faisais des reprises dans les bars à tes débuts. Comment tu choisissais ton répertoire?

Ça a été tellement rapide. À un moment donné, j’ai joué cinq ou six tounes dans une place. Il y avait déjà du Joe Dassin là-dedans, mais aussi Je l’aime à mourir, Layla de Clapton. Je faisais Mustang Sally en version acoustique. Je me demande s'il n'y avait pas déjà du Plume Latraverse. C’était déjà éclectique.

Le samedi quand j’ai joué là, le propriétaire de la place m’a appelé le mardi d’après pour me demander de jouer les vendredis et samedis suivants. Je lui ai dit «Je peux pas... J’ai 5-6 tounes! Pis j’ai pas de kit de son!» En 48 heures, il a fallu que j’apprenne un répertoire que je devais être capable de jouer les vendredis et samedis. 

Le R’n’B a toujours été important pour toi. Avec quel album l’as-tu découvert?

Dans la musique qui me faisait tripper, il y a toujours eu du Ray Charles. C’est probablement lui qui m’a amené vers cette musique-là. Après ça je me suis mis à écouter plein de soul, de

funk, de rhythm and blues. Ça me faisait capoter! Je trouvais qu’il y avait tellement de richesse dans ça. 

Ton parolier ou ta parolière fétiche?

C’est sûr que Luc Plamondon est celui avec qui j’ai eu le plus d’affinités pendant longtemps. Si j’en ai un deuxième à nommer, ce serait Jacques Veneruso qui a écrit Je n’attendais que vous et Sous le vent sur mon premier album. 

Tu as rendu hommage au son Motown, aussi aux crooners. Est-ce qu’il y a un autre genre musical que tu aimerais aborder ainsi le temps d’un album ou d’un spectacle?

La grande chanson française. Dans le nouveau show, j’ai mis beaucoup de chansons françaises. Des reprises de Brel, de Brassens, de Ferré, d’Aznavour. Ça fait du bien de plonger dans ça. La richesse de la langue française est tellement grande pour l’interprétation. 

Sur l’album Garou joue Dassin, j’ai redécouvert les textes. Même si c’était des textes très simples. Quand j’ai fait le duo avec Robert Charlebois (sur Les plus belles années de ma vie), il me disait «le meilleur auteur de la francophonie,c’est Claude Lemesle.» Beaucoup de chansons de Dassin étaient de Claude Lemesle et Pierre Delanoë.

Ta chanson de Noël préférée?

C’est clairement dans mon top 5 des chansons de tous les temps, particulièrement à Noël: The Christmas Song de Mel Tormé. Pour moi, ça reste la plus belle. 

Pour connaître ses dates de spectacle, visitez le site de Garou.

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