Voici les annonces de Québec et Ottawa à la COP15 | 24 heures
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Voici les annonces de Québec et Ottawa à la COP15

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Près de 20 000 délégués provenant de 196 pays ont convergé vers Montréal pour participer à la conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP15). Comme des dizaines d’annonces ont été faites depuis son ouverture, le 7 décembre dernier, on vous résume quelques-unes des promesses d’Ottawa et de Québec pour protéger la nature.

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255 M$ pour les pays en développement

Le ministre fédéral de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, s’est engagé à verser 255 millions de dollars pour aider les pays en développement à protéger leurs milieux naturels et à renforcer leur résilience climatique.

Le ministre fédéral de l'Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault

AFP

Le ministre fédéral de l'Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault

Cette somme s’ajoute à celle de 350 millions de dollars annoncée la semaine dernière par le premier ministre Justin Trudeau et porte ainsi l’aide financière totale du Canada versée dans le Fonds pour l’environnement mondial à 1,5 milliard de dollars.

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Les pays en développement demandent aux pays développés 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour protéger leurs milieux naturels. Ils soutiennent que, comme la majorité de la biodiversité à protéger se trouve sur leur territoire, ils auront une plus grande responsabilité et que les ressources, notamment monétaires, doivent y être proportionnelles. 

800 M$ pour les aires protégées

L’une des cibles phares de la COP15, c’est l’objectif 30 x 30, qui vise à protéger 30% des milieux naturels terrestres et maritimes du globe d’ici 2030. Pour y arriver, Ottawa a prévu des investissements allant jusqu’à 800 millions de dollars pour la création de nouvelles aires protégées qui seront gérées par des communautés autochtones enracinées dans les territoires visés. Cela représente près d’un million de kilomètres carrés.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

«Après tout, la conservation et la protection nécessitent de l’argent: pour les travaux d’aménagement du territoire, pour le financement des communautés en matière d’intendance et de surveillance, pour le soutien des emplois locaux et de la croissance», a déclaré Justin Trudeau.

«La protection de 30% des terres et des eaux du Canada ne peut se faire qu’avec le plein partenariat des peuples autochtones», a ajouté Steven Guilbeault.

Les projets auront lieu dans la zone marine du Grand Ours, qui s’étend de Vancouver à la frontière de l’Alaska, mais aussi dans le nord de l’Ontario, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Création du «Plan nature»

Le gouvernement du Québec avait déjà annoncé, avant la tenue de la COP15, qu’il avait l’intention de protéger 30% du territoire de la province d’ici 2030. Le premier ministre François Legault a ainsi annoncé la création du Plan nature, accompagné d’une enveloppe de 650 millions de dollars, à l’ouverture du sommet sur la biodiversité. 

François Legault, premier ministre du Québec, et Benoit Charette, ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

Joël Lemay / Agence QMI

François Legault, premier ministre du Québec, et Benoit Charette, ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

Le Plan vise à augmenter la superficie des terres protégées, lutter contre les espèces envahissantes et miser sur les savoirs autochtones.

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Actuellement, 17% des territoires du Québec, majoritairement au nord du 49e parallèle et très peu habités, sont protégés. Les groupes environnementaux réclament que des territoires du sud soient aussi protégés, puisque la biodiversité québécoise y est plus riche.

Le premier ministre a d’ailleurs affirmé que son Plan nature prévoit l’ajout d’aires protégées dans le sud.

Avec l’Agence QMI