Il y a un an jour pour jour, des influenceurs s’envolaient pour Cancún en plein couvre-feu | 24 heures
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Il y a un an jour pour jour, des influenceurs s’envolaient pour Cancún en plein couvre-feu

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Le 30 décembre 2021, des influenceurs embarquaient dans un avion de la compagnie Sunwing en direction de Cancún, au Mexique. Quelques jours plus tard, ils feront les manchettes pour avoir eu des comportements inappropriés en pleine crise sanitaire, au moment où Québec décrétait un nouveau couvre-feu. Retour sur six moments marquants de cette saga qui a marqué l’actualité du début de l'année 2022. 

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Un vol d’avion qui dérape 

Le 30 décembre dernier, une centaine de personnes ont pris part à un voyage organisé pour célébrer le jour de l’An au Mexique, alors que le Québec entamait un nouveau couvre-feu pour endiguer la prolifération des cas de COVID-19. 

Dans l’avion, certains passagers fumaient des cigarettes électroniques, pendant que d’autres buvaient leurs bouteilles d’alcool personnelles, dansaient debout ou avaient des relations sexuelles, le tout sans masque.  

Les vidéos et les photos de ce vol d’avion circuleront dans les réseaux sociaux quelques jours plus tard. Le manque de respect envers les agents de bord leur est notamment reproché.  

«Ils étaient plus d’une centaine. Plusieurs influenceurs, dont des participants des téléréalités Occupation Double et L'île de l'amour. C’était tellement violent et dangereux que les agents de bord se sont réfugiés au fond de l’avion durant tout le vol», avait alors dénoncé au Journal une source proche du dossier, qui demanda l’anonymat par crainte de représailles de son employeur. 

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À la recherche de vaseline 

Pour être en mesure de revenir au Québec, plusieurs des participants au voyage auraient tenté d’utiliser de la vaseline afin d’obtenir un résultat négatif à un test de dépistage de la COVID-19. À ce moment, un test négatif était obligatoire pour pouvoir rentrer au pays.  

La vaseline ne permet toutefois pas de falsifier un test de la COVID-19, assurent des spécialistes

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Coincés à Cancún 

Face aux vives réactions dans les réseaux sociaux, Sunwing a décidé d’annuler le vol qui devait remmener la centaine de Québécois ayant fait la fête dans l’un de leurs avions. 

Air Canada et Air Transat ont eux aussi interdit aux participants de ce party aérien d’embarquer à bord de leurs vols.  

James William Awad, l’instigateur de l’événement et surnommé «Senior» par des membres du groupe, a alors assuré qu’il rembourserait tous les participants pour le vol qu’ils n’ont pas pu prendre.  

Des «ostrogoths», selon Trudeau 

Appelé à commenter la situation, le premier ministre du Canada Justin Trudeau n'a pas gardé sa langue dans sa poche pour dénoncer les gestes de ces voyageurs. 

«Quand il y a une gang de sans-dessein qui décident de partir comme des ostrogoths en vacances, c’est extrêmement frustrant et démoralisant», a-t-il ajouté, lapidaire. 

Selon le dictionnaire Larousse, le mot «ostrogoth» signifie un «homme qui ignore les bienséances, la politesse». Le Robert parle plutôt d’une «personne ignorante et bourrue». 

Retour en U-Haul 

Bien que «Senior» ait aidé plusieurs passagers à revenir au Québec par avion, ce dernier a décidé de louer un camion U-Haul au Mexique pour faire la route jusqu’à Montréal.  

Celui qui a documenté dans Instagram son périple a précisé qu'il voulait éviter les médias lors de son arrivée.  

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Pas d’excuses de la part d’Awad 

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À la fin du moins de janvier, James William Awad a tenu une conférence de presse dans le lobby de son entreprise afin de donner des explications sur les récents événements aux membres des médias. 

Les journalistes ont alors eu droit à une seule question, sans sous-question. Cette pratique, assez inhabituelle dans le cadre d'une conférence de presse, a fait sourciller bien des journalistes sur place. 

James William Awad n'a pas présenté d’excuses pour les comportements des passagers du vol. Il soutient simplement que «les images qui ont circulé sur le party à l’intérieur de l’avion ne reflètent pas la réalité». 

Si c’était à refaire, James William Awad laisserait tomber la fête dans l’avion, a-t-il admis au Journal de Montréal

«Je n’ai pas de regret, confie Awad au Journal, avec un petit sourire moqueur. Par contre, si j’avais su une journée avant de partir ce qui allait se passer... Je ne l’aurais pas fait à cause des mauvaises surprises.» 

Senior a perdu 500 000$ 

Un mois avant de partir, il avait tenté de noliser un vol vers le Mexique avec la compagnie Delta. Un dépôt de 250 000 $ a été remis à ce transporteur, mais le vol a été annulé sans qu’il soit remboursé.  

«Senior» a finalement fait affaire avec Sunwing, mais comme le vol de retour a été annulé, il veut que son dépôt soit remboursé.  

«Delta voulait me rembourser en heures de vol le 250 000 $. J’ai refusé, ça n’a pas de sens. [...] On est aussi en entente avec Sunwing. On a trois ans légalement pour régler tout ça. Je ne suis donc pas vraiment pressé pour ça», raconte calmement l’homme de 29 ans, comme si ces montants étaient banals. 

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