COVID-19: le vaccin muqueux pourrait changer la donne | 24 heures
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COVID-19: le vaccin muqueux pourrait changer la donne

Des vaccins par voie nasale avaient notamment été utilisés pour lutter contre le virus H1N1 aux États-Unis.
AFP

Des vaccins par voie nasale avaient notamment été utilisés pour lutter contre le virus H1N1 aux États-Unis.

Un vaccin qui se prend par le nez ou la bouche pourrait venir changer la donne dans la lutte contre la COVID-19, mais n'a pas encore reçu le feu vert du Canada.

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Avec l’arrivée du variant Omicron XBB.1.5, qui semble encore plus contagieux que ses prédécesseurs, des scientifiques estiment que le Canada devrait se doter d'un nouveau vaccin muqueux, selon Global News. Pas besoin d'aiguille pour ce type de vaccin, qui peut être inhalé ou pris par la bouche.

La Chine et l’Inde ont déjà décidé d’aller de l’avant avec ce vaccin. Selon des scientifiques, il pourrait prévenir significativement la transmission du virus.

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Comment ça marche?

Les vaccins actuels ont pour conséquence de stimuler une réponse immunitaire globale, tandis qu’un vaccin muqueux pourrait stimuler une réponse immunitaire ciblée pour les voies respiratoires, selon le professeur à la faculté de médecine de l'Université d'Ottawa Marc-André Langlois.

Il précise que les vaccins muqueux ciblent le virus à son premier point d'entrée – la bouche et le nez – et peuvent l'arrêter avant même qu’il ne provoque une infection ou une transmission.

«Nous nous concentrons vraiment sur le point d'entrée, et nous voulons vraiment essayer de compléter les vaccins à ARN messager avec une technologie vaccinale qui est presque entièrement dédiée à la prévention de la liaison initiale du virus pour ainsi réduire la transmission du virus», a-t-il expliqué.

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Selon M. Langlois, la méconnaissance de ce nouveau vaccin explique qu’il n’est pas encore offert au Canada.

«Nous avons besoin de ce type d'innovation, a-t-il fait savoir. Sans ça, nous ne pouvons pas gagner la bataille.»

Une professeure d'immunologie à l'Université McMaster, Dawn Bowdish, est aussi d’avis que le Canada devrait accepter ce vaccin pour espérer un retour à la normale.

«Jusqu'à ce que nous obtenions des vaccins qui arrêtent réellement la transmission, nous devons faire des compromis entre les interventions non pharmaceutiques comme le masque et la vaccination. Si nous voulons vraiment retrouver la vie que nous avions avant la pandémie, nous allons devoir investir dans les vaccins muqueux», a-t-elle soutenu.

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