«Tu feras ce que je dis, tu es à moi pour toujours»: des déclarations troublantes d’Andrew Tate dévoilées | 24 heures
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«Tu feras ce que je dis, tu es à moi pour toujours»: des déclarations troublantes d’Andrew Tate dévoilées

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Photo tirée du site web d’Andrew Tate

Andrew Tate aurait dit à une jeune femme, qui croyait un jour se marier à lui, qu’elle était «son esclave» et qu’elle lui «appartenait pour toujours, peu importe ce qui arrive». 

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Ces paroles de l’influenceur antiféministe, accusé de proxénétisme, ont été obtenues par le média roumain Ghandul et rapportées par le Daily Mail.

«Je suis un homme, je n’écoute pas les reproches des femmes. Fais-moi confiance et tais-toi, ne m’emmerde pas de nouveau aujourd’hui!», aurait-il dit à sa victime. «Ça ne fait rien que je t’appelle une esclave.»

Andrew Tate escorté vers un tribunal.

AFP

Andrew Tate escorté vers un tribunal.

Dans la conversation en question, la jeune femme avoue à Andrew Tate qu’elle préférerait ne pas avoir à se tatouer son nom sur son corps.

«Pour rester pure», dit-elle, ce à quoi il répond que «les femmes pures obéissent à leurs hommes».

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«Si je choisis une femme pour être ma femme, elle devra m’aimer assez pour me laisser lui dire ce que je veux. Je déciderai si c’est une esclave», assure-t-il.

Six victimes potentielles ont été identifiées à ce stade. Dupées par les Andrew Tate et son frère, qui simulaient des sentiments à leurs égards, elles auraient été forcées, par la violence, à la prostitution et à la production de films pornographiques, et certaines ont été séquestrées.

Ces femmes auraient été tenues d’appeler Andrew Tate «leur roi». Également, il ne les aurait pas laissées aller à l’extérieur sans être accompagnées par un de ses employés.

Le tribunal de Bucarest a rejeté mardi la demande de mise en liberté de l’influenceur et de son frère, arrêtés fin décembre en Roumanie dans une affaire de proxénétisme.

Accusés par la justice de «constitution d’un groupe criminel organisé, de trafic d’êtres humains et de viol», les frères Tate avaient fait appel de leur détention provisoire, ordonnée le 30 décembre pour une durée de 30 jours.

Les juges avaient invoqué un «risque de fuite» et un «danger pour l’ordre public au vu de la gravité des crimes» reprochés.

Deux de leurs proches, de nationalité roumaine, ont également été interpellées et restent derrière les barreaux.

De nombreux avoirs des deux hommes, notamment leur collection de voitures de luxe, ont été placés sous scellés.