COVID-19: ce que l’on sait de XBB.1.5, le sous-variant le plus transmissible à ce jour | 24 heures
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COVID-19: ce que l’on sait de XBB.1.5, le sous-variant le plus transmissible à ce jour

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Le sous-variant d’Omicron XBB.1.5, qui se propage rapidement aux États-Unis semble faire son arrivée au Québec, où le nombre de cas a quintuplé en l’espace d’un mois. Voici ce que vous devez savoir du sous-variant le plus transmissible de la COVID-19 à ce jour.  

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En quoi XBB.1.5 est-il différent? 

Ce sous-variant d’Omicron a été détecté pour la première fois aux États-Unis en octobre et représente désormais plus de 27% des infections du pays, selon le suivi du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC). 

XBB.1.5, issu d’une fusion de deux sous-variants d’Omicron, a la capacité à se propager très rapidement, indique Alain Lamarre, professeur-chercheur en immunologie et virologie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). 

«Il peut infecter plus facilement et échappe assez bien à la réponse immunitaire engendrée par la vaccination ou par une infection précédente», prévient-il.  

Déjà présent au Québec 

Le sous-variant XBB.1.5 semble s’installer au Québec, lui qui représentait 2,4% des nouvelles infections entre le 25 et le 31 décembre, selon les nouvelles données de l’Institut national de Santé publique du Québec (INSPQ).  

Entre le 18 et le 24 décembre, 0,2% des nouvelles contaminations étaient associées à ce petit frère d’Omicron. 

«On s’attend à ce que [le sous-variant XBB.1.5] devienne la souche dominante au Québec», affirme Alain Lamarre.  

Dans le dernier mois, la présence de cette souche dans la province a quintuplé. 

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Très transmissible, mais pas dangereux 

Il s’agit du sous-variant le plus transmissible à ce jour, a indiqué cette semaine la responsable technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la COVID-19, Maria Van Kerkhove. Il a manifestement un «avantage de croissance», a-t-elle affirmé. 

Aux États-Unis, XBB.1.5 se répand actuellement 12% plus vite que les autres variants en circulation, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies européen (ECDC). 

Malgré sa forte transmissibilité, ce sous-variant n’est pas plus virulent, assure Alain Lamarre. Chez notre voisin du Sud, une hausse de maladies sévères en lien avec des infections n’a pas été observée malgré l’augmentation des cas, dit-il à titre d’exemple.  

«Avec le niveau de protection que nous avons au Québec, je ne m’attends pas à ce que ce soit aussi dramatique que le pic d’Omicron qu’on a eu l’hiver dernier», assure l’expert en immunologie et virologie. 

Plus résistant aux vaccins

Le sous-variant figure parmi les plus résistants aux anticorps accumulés lors de la vaccination ou bien par des infections antérieures, selon l’OMS.  

Une étude publiée dans la revue Cell le mois dernier a révélé que XBB.1 était 63 fois moins susceptible d’être neutralisé par des anticorps existants que le sous-variant Omicron BA.2.  

Il est également 49 fois plus résistant que les sous-variants BA.4 et BA.5, qui sont actuellement dominants au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays. 

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Ailleurs dans le monde 

Au total, 38 pays ont signalé des cas de XBB.1.5, dont 82% aux États-Unis, 8% au Royaume-Uni et 2% au Danemark, a déclaré mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans une évaluation rapide des risques. 

L’ECDC a déclaré cette semaine que XBB.1.5 ne représentait pour le moment que 2,5% des cas en Europe. Mais les modèles mathématiques de l’agence, basés sur le taux de croissance de ce sous-variant, montrent que celui-ci pourrait devenir la souche dominante en Europe d’ici un à deux mois, a-t-elle fait savoir vendredi. 

Le nombre total de cas de COVID-19 dans le monde a chuté de 9% la semaine dernière par rapport aux sept jours précédents et les décès ont chuté de 12%, selon l’OMS, une situation qui survient après une hausse constatée au cours de la période des vacances.