Hausses de loyer: la ministre de l'Habitation dit qu'il n'y «a pas grand-chose à faire» | 24 heures
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Hausses de loyer: la ministre de l'Habitation dit qu'il n'y «a pas grand-chose à faire»

Image principale de l'article La ministre s’en remet aux mesures existantes
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC

En dépit de hausses de loyer excédant les recommandations du tribunal du logement, la ministre Duranceau s’en remet aux mesures existantes pour aider les ménages à plus faible revenu. 

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«Les balises qui ont été données par le [Tribunal administratif du logement] hier, c’est un effet de l’inflation [...]. Pour les loyers, ça a un effet sur les propriétaires, ça a un effet sur les locataires, alors tout le monde est touché», a dit la ministre de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, appelée à réagir aux hausses de loyer excessives que dénoncent des locataires.  

Le Tribunal administratif du logement (TAL) a publié mardi ses recommandations annuelles, proposant une hausse de base de 2,3% des loyers pour les logements non chauffés.  

À titre de comparaison, le TAL proposait l’an dernier une hausse moyenne de 1,28% pour un même logement. 

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De nombreux locataires au Québec ont néanmoins commencé à recevoir des demandes de hausses de loyers importantes. Dans la Capitale-Nationale, certains locataires en ont même reçu allant jusqu’à 8%, même s’il n’y a pas eu de travaux majeurs dans leur immeuble dans la dernière année. 

«Les hausses, ce sont des balises qui sont suggérées, mais évidemment chaque propriétaire va regarder quelle est sa situation et va juger de ce qui est pertinent. Tout augmente. Il y a un effet aussi sur les loyers», a expliqué Mme Duranceau.  

«Il n’y a pas grand-chose à faire, a ajouté la ministre aussitôt, mais il y a les aides qu’on vient apporter autrement avec le bouclier anti-inflation et les programmes spécifiques.» 

La ministre se repose donc sur les mesures existantes pour aider les locataires, dont le programme d’allocation au logement, qui s’adresse aux personnes plus vulnérables, et qui peut, rappelle Mme Duranceau, «permettre d’aller chercher de 100$ à 170$ par mois pour aider à payer le loyer».