Dans l'univers musical d'Antoine Vézina | 24 heures
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Dans l'univers musical d'Antoine Vézina

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Illustration: Sébastien Dorion

Antoine Vézina entame une autre année débordante de projets télé comme Un souper presque parfait et Contre-offres.

Et il y a fort à parier que d’autres projets se précipiteront au cours de 2023. 

D’une répartie sans pareil, le comédien nous déride tout en se rappelant son adolescence dans un sous-sol de banlieue à écouter du progressif. 

Quand tu as étudié le théâtre, avais-tu l’idée d’animer à la télévision un jour?

Pas du tout! Je ne connaissais pas le métier à l’époque. Je ne prévoyais pas me présenter en tant que moi-même comme ça m’arrive à la radio ou ailleurs. 

Tu as des années d’expérience en impro. C’est de l'écriture spontanée. Est-ce que l’écriture d’une fiction t’intéresserait?

De temps en temps, le goût monte. Parfois on parle d’un show solo. Un mélange théâtral et humoristique. Mais chaque fois que je le fais, j'écris, je me trouve pas pire. Je dors là-dessus et le lendemain, je relis ça et je me dis «Mon dieu c’est que de la m...!» C’est difficile d’écrire pour moi. Je suis un peu paresseux. 

Avec l’impro, avec la radio, on est quand même dans le moment présent. J’ai l’impression quand même de «créer». Ça assouvit ce désir de création, d’écriture. 

Dans ta formation de comédien, est-ce qu’il y avait des cours de chant?

Pas spécifiquement à l’UQAM. Je sais que le Conservatoire et l’École nationale en ont. Nous on en n’avait pas et ça tombe bien. (Rires...) Écoute, c’est un désastre mon affaire! 

Tu es le plus jeune de ta famille. Est-ce que ton grand frère et ta grande sœur ont influencé tes goûts musicaux?

Mon père écoutait du Brassens. Je volais des cassettes de Leonard Cohen à ma grande sœur. Et mon frère a eu sa phase - il va être gêné que j’en parle - Boston avec More Than A Feeling.

Le premier album que tu t’es acheté avec ton argent?

Dans ma jeunesse, j’étais un gros fan de Rush. Ça doit être Fly By Night

Un album qui te ramène à l’adolescence?

L’album 2112 de Rush. Sinon, mon ami Marco Lambert qui habitait en haut de la rue écoutait du Iron Maiden. Je ne peux pas dire que j’ai nourri cet amour pendant quelques années, mais Iron Maiden passait régulièrement à Québec, la capitale du métal! J’ai été les voir en spectacle il y a 3 ou 4 ans. 

As-tu une phase musicale dans ta vie qui te fait sourire aujourd’hui?

Je te parle d’Iron Maiden... Peut-être que j’aurais été gêné il y a quelques années ou j’aurais feint d’ignorer le groupe. Peut-être que c’est associé à une certaine iconographie. Mais je pense qu'aujourd'hui, les cloisons sont en train de tomber. On peut écouter ce qu’on veut. Je ne suis pas gêné de fredonner La cane de Jeanne de Brassens. Ou de réécouter du Iron Maiden dans le piton dans l’auto. 

Aussi, je contemple ma période de rock progressif... Rush, évidemment, le vieux Genesis, Jethro Tull, Gentle Giant... J’étais adolescent dans un sous-sol de Charlesbourg... C’est d’une tristesse! 

Un souvenir musical lié à l’impro ou un souvenir d’impro à la musique?

Avec la LNI, on travaillait souvent avec Éric Desranleau de Mes Aïeux. Je n’ai pas de souvenirs spécifiques, mais quand même... Être à un degré de Mes Aïeux à l’époque! Dégénérations, c’était le gros hit. Je me rappelle qu’il était en train d’essayer de me rattraper pendant que je chantais. Il était très généreux avec cette espèce de perspicacité qu’il avait. Juste de penser que, lui, il est capable de me faire paraître ok dans une chanson... Tu avais Éric Desranleau qui suait sa vie pour essayer de comprendre ce que j’étais en train de faire. Je lui lève mon chapeau! 

Un album que tu as possédé dans plus d’un format (vinyle, cassette, CD)?

Il faut peut-être que je me tourne vers Peter Gabriel et son album So, le grand classique. J'aimerais le voir en spectacle. Dans le temps, on pouvait louer des CDs dans mon vidéoclub. Je l’avais copié en cassette. Et à un moment donné j’avais aussi acheté le CD. Je pense que j’ai aussi une version en vinyle. 

Ta trame sonore préférée?

Amadeus. J’ai eu la cassette et je m’endormais avec ça. J’ai joué ça de bord en bord sans arrêt. J’ai eu ma petite phase classique. Sinon, Mission, je l’ai écouté beaucoup aussi.  

Ton documentaire musical préféré?

J’ai écouté avec un intérêt renouvelé Get Back sur les Beatles. C’est musical d’une part, bien sûr, mais il y a aussi l’aspect création en groupe. Tu peux enlever tout l’aspect musical et juste voir cette dynamique-là. Quelqu’un qui arrive avec une idée, les tensions dans le groupe... Il y a en un qui prend un peu plus de place. 

Ton dernier coup de cœur musical?

On est allés voir Charlebois en CharleboisScope avec Louise Forestier... Mais je peux pas dire que c’est mon dernier coup de cœur musical. Sinon, Clara Luciani aussi on l’a vue en spectacle. J’aime bien le dernier album de Lisa LeBlanc. Aussi, Comment Debord. Je les ai vus cet été aux Francos. 

À quoi va ressembler ton année 2023?

Ça va être magnifique! (Rires...) Je vais pouvoir lire mon entrevue Dans l’univers musical... Ça va me lancer positivement! Professionnellement, bien sûr, c’est la radio avec Les fantastiques. C’est aussi Contre-offres qui va commencer pour la troisième saison. On continue Un souper presque parfait. Il y a des rumeurs de deuxième saison du Maître de jeu...

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