#ClimateScam: la désinformation climatique a triplé en un an dans Twitter | 24 heures
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#ClimateScam: la désinformation climatique a triplé en un an dans Twitter

Image principale de l'article La désinformation climatique a triplé dans Twitter
AFP

Le premier mot-clic qui apparaît quand on cherche «climat» dans Twitter, c’est #ClimateScam. Depuis des mois, la désinformation au sujet de la crise climatique explose dans le réseau social racheté par Elon Musk, observe une coalition d’organismes environnementaux.

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Nommé Climate Action Against Disinformation (CAAD), le groupe s’est donné la mission de surveiller la désinformation climatique dans les réseaux sociaux durant la dernière conférence de l’ONU portant sur les changements climatiques (COP27), en novembre dernier, mais aussi dans les mois qui l'ont précédée et qui la suivront. 

C'est ainsi que dans l’analyse de CAAD on révèle que le mot-clic #ClimateScam (fraude climatique) a connu une résurgence, accumulant 362 000 mentions provenant de 91 000 utilisateurs entre juillet et décembre. 

Cependant, les auteurs s’expliquent mal pourquoi Twitter est une plateforme de choix pour la désinformation climatique. «La source de sa viralité n'est absolument pas claire, et souligne à nouveau le besoin de transparence sur la manière et la raison pour lesquelles les plateformes diffusent du contenu aux utilisateurs.» 

Dans un rapport publié par Advance Democracy, organisme de recherche qui étudie la désinformation, on arrive au même constat: les tweets avec la mention «climate scam» ou niant les changements climatiques ont triplé entre 2021 et 2022. 

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De nombreux scientifiques étudiant les changements climatiques craignent d’ailleurs que la hausse de la désinformation à ce sujet érode la confiance du public envers le consensus scientifique et la compréhension de l’enjeu, rapporte-t-on dans USA Today

L’arrestation de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg mardi dernier, lors d’une manifestation contre l’expansion d’une mine de charbon à Lützerath en Allemagne, a notamment fait l’objet d’une importante désinformation et de nombreuses théories du complot dans Twitter. Des dizaines d’utilisateurs remettent en question son arrestation et affirment que la scène aurait été arrangée. 

Entre 3 et 4 millions $ en publicité 

En comparaison, écrire le terme «climate» dans la barre de recherche dans Facebook ne génère pas une tonne de publications où on nierait la crise climatique. Il faut chercher spécifiquement #ClimateScam pour voir des contenus y étant associés, et la quantité de contenus est nettement moindre que celle dans Twitter pour le même mot-clic.  

Mais cela ne veut pas dire que la plateforme est imperméable à la désinformation climatique pour autant. Entre le 1er septembre et le 23 novembre 2022, Meta a autorisé 3781 publicités provenant d’entités liées à l’industrie des combustibles fossiles, qui ont dépensé entre 3 et 4 millions $US dans Facebook et dans Instagram, révèle la coalition. 

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Plusieurs de ces publicités véhiculent des messages niant clairement les changements climatiques ou font de l’écoblanchiment. On peut y lire des affirmations comme: «Un nouveau sondage démonte l'affirmation du consensus de 97% sur le #ChangementClimatique», ou encore «L’environnementalisme est-il devenu une religion?», par exemple.  

Ces contenus sont publiés dans les réseaux sociaux en dépit des règles interdisant la désinformation ou la mésinformation concernant les changements climatiques. Les entreprises derrière ces plateformes n’appliquent pas leurs propres politiques d’utilisation, déplore le CAAD. 

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