Documentaire «Les femmes de Raël»: 6 choses à savoir sur le mouvement raélien | 24 heures
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Documentaire «Les femmes de Raël»: 6 choses à savoir sur le mouvement raélien

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Le documentaire Les femmes de Raël, disponible sur TOU.TV, remet à l’avant-scène le (très) critiqué mouvement raélien, fondé par le Français Claude Vorilhon. Voici un retour en six points sur cette idéologie qui fait encore jaser aujourd’hui, 49 ans après sa fondation.  

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1- C’est une secte

Initialement nommé MADECH (Mouvement pour l’accueil des Élohim[s] créateurs de l’humanité), le mouvement raëlien est bel et bien un groupe sectaire, reconnu tel par différents gouvernements, dont en France, là où le groupe est qualifié de secte dangereuse.

Cette «religion athée» a été fondée dans l’Hexagone en 1974 par le Français Claude Vorilhon, alias Raël, journaliste, pilote automobile et chansonnier raté. Il martèle avoir prétendument rencontré des Élohims, extraterrestres très avancés sur les plans technologique et scientifique qui auraient créé l’être humain. 

REUTERS/Stephen Hird/Files

La secte s’est brièvement installée au Québec en 1992. Le prophète autoproclamé vit maintenant en exil au Japon et le siège social du mouvement est établi à Genève en Suisse. 

2- Sa mission: accueillir les Élohims

«Une autre mission principale de notre organisation est de concevoir une ambassade officielle pour assister au retour de nos créateurs», peut-on lire dans le site web de la secte.

Les Élohims ont «respectueusement exprimé», par l’entremise de leur messager Raël, leur désir de revenir sur Terre pour nous rencontrer et demander «un statut diplomatique spécial».

Le camping Havana Resort, où était situé UFOLand des raéliens à Maricourt en Estrie, met en vente plusieurs artefacts ayant appartenu à la secte. Notamment la soucoupe volante de Raël, des affiches et des maquettes.

Le Journal de Québec

Le camping Havana Resort, où était situé UFOLand des raéliens à Maricourt en Estrie, met en vente plusieurs artefacts ayant appartenu à la secte. Notamment la soucoupe volante de Raël, des affiches et des maquettes.

Raël a d’ailleurs soumis plusieurs demandes auprès de divers gouvernements, notamment au Canada, pour y faire construire ladite ambassade, mais toutes auront été refusées. 

3- Prône le clonage

Dans ce mouvement, on croit aux bienfaits du clonage et on soutient l’entreprise Clonaid, fondée par Brigitte Boisselier, chimiste de formation et évêque des raëliens. 

Cette dernière a annoncé en 2002 la naissance du premier bébé cloné, nommé Ève. Or, faute de preuve, plusieurs sympathisants du groupe sectaire ont quitté le bateau, s'estimant floués. Encore à ce jour, aucune preuve de l’existence d’Ève, née ou non du clonage, n’a été rendue publique.

4- Présente dans 120 pays

La secte de Raël a fait du chemin depuis sa fondation. Elle est maintenant présente dans 120 pays et compterait quelque 100 000 membres.

Il est dit que Raël, «le dernier des messagers», ne recevrait pas de salaire de la part de la communauté. Or, selon Sylvie Chabot, l’une des ex-raëliennes témoignant dans le documentaire Les femmes de Raël, chaque membre doit donner au moins 10% de ses revenus à la secte. 

5- Les femmes exploitées

Les raëliens ne s’en cachent pas: le sexe fait partie de leurs mœurs tandis que la liberté sexuelle est mise de l’avant. 

«Les relations sexuelles étaient très encouragées. C’était quand même encouragé de suivre nos attirances, même si nous étions en couple», explique Sylvie Chabot.

Raël aurait une emprise quasi totale sur les femmes membres de la secte, les exploitant à travers l’amour libre et l’échangisme. 

Il a d’ailleurs fondé une secte à même la secte, l’Ordre des Anges, qui réunit les plus belles femmes du groupe. Plusieurs d’entre elles travaillent dans l’industrie du sexe, alors que l'argent qu'elles gagnent sert à garnir les coffres de la secte.

6- Une tonne de «guides honoraires» célèbres

Bien qu’elles ne soient pas elles-mêmes raëliennes, plusieurs personnalités connues ont reçu au fil du temps le titre de «guide honoraire», décerné aux personnes qui «consacrent leur vie à changer le monde en réduisant la violence, en dénonçant l’injustice, en éliminant les tabous liés à Dieu ou en promouvant les droits» humains.

Le fondateur du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg, fait partie des nombreux «guides honoraires» de la secte de Raël.

AFP

Le fondateur du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg, fait partie des nombreux «guides honoraires» de la secte de Raël.

On compte parmi eux Madonna, Michael Jackson, George Michael, Eminem, Bill Gates, Hugh Hefner, Mark Zuckerberg, Elon Musk et diverses figures complotistes mobilisées par la COVID-19 et la vaccination.

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