À 43 ans, elle délaisse sa carrière de fiscaliste pour devenir humoriste | 24 heures
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À 43 ans, elle délaisse sa carrière de fiscaliste pour devenir humoriste

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C’est une soirée chargée pour Val Belzil. Ce vendredi de février, elle va se déguiser en panda pour aller surprendre Yannick, un fan, qui soupe avec des amis dans un restaurant de Montréal. Elle montera ensuite sur la scène du Terminal Comédie Club pour deux représentations, une à 19h30 et une autre à 22h.

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Val Belzil détonne des autres humoristes à l'affiche ce soir-là. D'abord, parce que c’est la seule femme, mais aussi parce que c’est la plus âgée. 

Val Belzil dans les coulisses du Terminal Comédie Club à Montréal le 17 février 2023.

Val Belzil dans les coulisses du Terminal Comédie Club à Montréal le 17 février 2023.

À 48 ans, elle est la preuve que les rêves peuvent devenir réalité, à n’importe quel âge. «J’ai fait beaucoup de choix de carrière différents, dit-elle. Finalement, j’ai abouti dans un bureau de comptables pour faire de la fiscalité américaine et j’ai adoré ça.» 

Mais derrière son bureau, Val sentait qu’il lui manquait quelque chose, une pointe de créativité. C'est pourquoi, à 43 ans, elle a participé à open mic du Vieux-Québec. «Je me suis payé du courage et j’ai décidé de foncer», raconte-t-elle.  

Val Belzil sur la scène du Terminal Comédie Club à Montréal le 17 février 2023.

Photo Axel Tardieu

Val Belzil sur la scène du Terminal Comédie Club à Montréal le 17 février 2023.

Fiscaliste le jour, humoriste le soir, Val Belzil monte désormais régulièrement sur scène à Montréal, notamment au Bordel. Le stress des débuts a fait place au fun

«C’est merveilleux d’avoir un micro, se réjouit celle qui a participé à l’émission Le prochain Stand-Up sur Noovo. J’ai juste du plaisir à me fâcher sur scène, à parler des choses que je trouve absurde dans la vie.» 

Prendre le temps de la réflexion

Pour changer de carrière à 43 ans, «il y a eu un temps d’adaptation», admet l’humoriste. 

«Il faut être conscient que ça ne va pas toujours aussi vite qu’on voudrait et, si ça ne va pas assez vite, ça laisse plus de temps pour travailler fort.» 

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Elle a d'ailleurs un message pour les plus jeunes qui ne savent pas trop quel chemin emprunter.

«C’est difficile de choisir. Plus on est jeune, plus on veut faire plaisir à tout le monde. Il faut s’écouter et aller là où on est heureux», mentionne-t-elle, quitte à faire une pause pour voyager ou réfléchir.