Les singes se masturbaient déjà il y a 40 millions d’années | 24 heures
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Les singes se masturbaient déjà il y a 40 millions d’années

Image principale de l'article La masturbation existe depuis 40 millions d’années
AFP

La masturbation serait un comportement «parfaitement naturel» qui serait pratiqué depuis environ 40 millions d’années chez diverses espèces de singes pour aider à la reproduction de l’espèce, ont découvert des chercheurs anglais en tentant de démystifier la pratique.

«Pour ceux qui pensent que la masturbation est mauvaise ou contre nature d'une certaine manière, c'est un comportement parfaitement naturel. Cela fait partie de notre répertoire sain de comportements sexuels», a indiqué Dre Matilda Brindle, chercheuse principale de l'étude du Collège universitaire de Londres, selon ce qu’a rapporté The Guardian mercredi.

Selon l’étude, le comportement serait pratiqué depuis plusieurs millions d'années chez les singes, notamment pour permettre de féconder une femelle plus rapidement, avant qu’un rival ne vienne déranger la relation, a relaté le média britannique. Cela permettrait également de se débarrasser du sperme plus vieux, afin de laisser place à une semence plus compétitive.

Mais la masturbation pourrait également jouer un rôle au niveau des maladies transmissibles sexuellement, en rinçant, d’une certaine manière, les conduits génitaux pour réduire les risques d’infections, selon l’étude.

Du côté de la femelle, ce comportement pourrait servir à rendre le vagin moins acide, et donc plus accueillant pour le partenaire sélectionné, a avancé la chercheuse, qui note néanmoins moins de données sur les primates de sexe féminin, généralement négligées lors de recherches.

C’est en cartographiant les informations recueillies sur divers primates, par des primatologues et des gardiens de zoo, que l’équipe aurait remonté l’arbre évolutif des primates jusqu’à environ 40 millions d’années.

«Ce n'est pas que certaines espèces se sont réveillées un jour et ont commencé à le faire. C'est un trait ancien et évolué», a poursuivi la chercheuse, précisant qu’il s’agirait d’un comportement «tellement courant dans le règne animal».

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