Montréal aura 500 places de plus pour les itinérants d’ici Noël
Plus de 500 places en halte-chaleur seront ajoutées d’ici Noël un peu partout à Montréal pour que les personnes en situation d’itinérance puissent passer l’hiver au chaud.
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«On a actuellement une crise de l’itinérance, une crise dans la rue qui est plus grave que jamais», a lancé lundi matin la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, en point de presse à l’hôtel de ville de Montréal.
Elle dévoilait son plan en itinérance pour l’hiver.
Cela commence par 500 nouvelles places en halte-chaleur. Elles s’ajouteront aux 2458 places déjà existantes d’ici Noël.
Le processus est déjà enclenché pour 233 d’entre elles, qui seront créées d’ici deux semaines sur «huit ou neuf sites» dans différents arrondissements.
Chaises
Cela portera à près de 3000 le nombre de places pendant l’hiver, dont certaines assureront des services 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
La mairesse n’a pas pu assurer que les itinérants ne dormiront pas sur des chaises; une situation qu’elle avait dénoncée dans le passé.
«Avec la situation de crise qu’on vit actuellement, je ne vais pas dire non à une chaise. Mais entre vous et moi, ce n’est pas ça qu’on veut offrir aux gens», a-t-elle dit.
Les nouvelles places seront créées grâce à des fonds existants de Québec. La directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, a évoqué des sommes résiduelles de 4,7 millions de dollars qui n’avaient pas encore été dépensées.
Cela ne sera pas suffisant pour loger toutes les personnes en situation d’itinérance, qu’on estimait à 4152 à Montréal lors du dernier dénombrement, en octobre 2022.
Pour mieux évaluer les besoins, l’administration de Mme Martinez Ferrada a mis sur pied une cellule de crise composée de représentants de la Ville, d’organismes communautaires et du gouvernement du Québec qui se réuniront toutes les semaines.
Pas de démantèlements
L’administration exclut les démantèlements de campements, pour assurer le «respect et la dignité de tous».
«On va seulement procéder à des relocalisations», a assuré le président du comité exécutif, Claude Pinard.
La Ville est déjà en train de déplacer un campement du centre-ville de Montréal, pour une «question de sécurité», dans un stationnement qui doit être déneigé chaque hiver.
«On est en train de trouver une solution alternative à ces tentes. Ça devrait être réglé d’ici 24 ou 48 heures», a souligné Mme Martinez Ferrada.
Le plan hivernal a été bien accueilli par le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).
«C’est très rassurant, ça correspond aux valeurs qu’on défend depuis des années. [...] On va assurer toute notre collaboration pour assurer que le plan de la Ville soit mis en œuvre», a affirmé la porte-parole, Annie Savage.