L’attaque contre Donald Trump causée par «le culte de la haine venu de la gauche», dit la Maison-Blanche
La Maison-Blanche a imputé lundi la responsabilité de l’attaque survenue lors d’un gala de la presse en présence de Donald Trump samedi à Washington, à ce qu’elle qualifie d’un « culte de la haine venu de la gauche ».
• À lire aussi : Tirs au souper des correspondants à Washington : le suspect comparaîtra aujourd’hui
• À lire aussi : « On vit dans un monde de fou »: Donald Trump revient sur la fusillade au dîner des correspondants
« Le culte de la haine venu de la gauche contre le président et tous ceux qui le soutiennent et travaillent pour lui a fait de nombreux blessés et morts, et a failli frapper à nouveau ce week-end », a accusé la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un point presse.
Le suspect qui a tenté de faire irruption, armé, dans la salle du gala, doit être présenté lundi à la justice.
Karoline Leavitt a dit que cette attaque constituait la troisième tentative d’assassinat contre Donald Trump en moins de deux ans.
Donald Trump a lui-même repoussé les limites pour un président américain en matière de langage employé à l’égard d’adversaires politiques, une attitude que ses détracteurs jugent polarisante et parfois violente.
Il a ainsi déjà qualifié la presse « d’ennemi du peuple », même s’il a usé d’un ton plus conciliant envers les médias lors d’une conférence de presse tenue après l’attaque samedi soir.
Mais selon Karoline Leavitt, il y a une « diabolisation systématique » du président de 79 ans.
« Ces dernières années, personne n’a dû faire face à plus de projectiles et plus de violence que le président Trump », a assuré la porte-parole de la Maison-Blanche, de retour de congé maternité pour cette conférence.
« Ceux qui traitent, en permanence et à tort, le président de fasciste, de menace pour la démocratie et le comparent à Hitler dans des buts politiques, alimentent ce type de violence », a-t-elle ajouté.
Parmi ceux qui ont déjà comparé Trump au dirigeant nazi Adolf Hitler figure son propre vice-président, JD Vance, à l’époque où ce dernier s’opposait à Trump en 2016.