Essoufflement du boycottage des États-Unis: «On a été moins sous le radar de Trump», avance un professeur en économie
En plus du coût de la vie, la baisse d’attaques de Donald Trump visant le Canada sur les réseaux sociaux pourrait avoir un rôle à jouer dans l’essoufflement du boycottage des produits américains au Québec, avance un professeur en économie agroalimentaire.
« C’est sûr qu’un boycott habituellement, là, ça s’estompe un peu avec le temps », a déclaré Maurice Doyon.
Le Journal a rapporté, lundi, que les épiciers observent un boycottage moins important des produits des États-Unis, les Québécois priorisant plutôt le coût du panier d’épicerie.
« On doit dire aussi qu’on a été peut-être, un petit peu moins [...] sous le radar de Trump au cours des derniers mois », a affirmé le professeur en entrevue à l’émission de Mario Dumont, sur les ondes de LCN, mardi.
« Mais on n’est pas à l’abri d’une nouvelle patarafe de sa part concernant le Canada, a-t-il poursuivi. Et ça, ça pourrait réalimenter, si vous voulez, cet effort de non seulement acheter local, mais surtout de ne pas acheter américain. »
Le professeur en économie agroalimentaire reconnaît que le boycottage de l’an dernier a tout de même eu un effet positif : il a mis en lumière plusieurs produits locaux, qui continuent de profiter d’une belle popularité.
On peut notamment penser à la mayonnaise québécoise MAG, qui rapportait en février dernier que ses ventes avaient explosé de 300 % grâce aux tensions avec le président américain.
« Je pense que le réflexe est développé : tenter de favoriser les produits locaux dans une espèce de hiérarchie, a expliqué Maurice Doyon. Si ce n’est pas québécois, ça va être canadien. Si ce n’est pas canadien, je vais y aller avec Mexique ou autre pays que les États-Unis ».
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.