Malgré les tentatives de déranger de l’adversaire : le Canadien gagne la bataille des émotions | 24 heures
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Malgré les tentatives de déranger de l’adversaire : le Canadien gagne la bataille des émotions

Le Lighting et maintenant les Sabres ont eu peu de succès à affecter les joueurs du Canadien sur le plan émotif

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L’image a déjà fait le tour d’internet. Juraj Slafkovsky, assis au banc de son équipe, les yeux ronds de stupeur devant l’officiel Garrett Rank.

Ça se passait en fin de première période dimanche, quand l’arbitre a octroyé un une pénalité mineure de plus à Zachary Bolduc qu’à son adversaire. La réaction voulait tout dire, mais ce n’est pas allé plus loin que ça. Il n’y a rien eu de plus, signe que même si la décision pouvait paraître ahurissante, le Slovaque a été étonné, mais pas décontenancé.

Capture d'écran / TVA Sports 

Si le Canadien se comporte aussi bien depuis le début des séries, c’est parce que les joueurs appliquent dans les matchs ce qu’ils s’évertuent à dire entre ceux-ci.

« Nous avons traversé des hauts et des bas dans les quatre années que j’ai passées ici, a commencé Kirby Dach. Par le passé, on a peut-être laissé nos émotions monter trop haut pour ensuite trop baisser quand ça n’allait pas bien. Nous avons trouvé une façon de grandir ensemble en devenant maîtres de nos émotions. Nous avons une mentalité de meute et nous n’allons reculer devant personne. »

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Choisir le moment

Zach Benson a laissé entendre que les Sabres allaient continuer de tout faire pour déranger le Canadien et Jakub Dobes, mais celui-ci semble plus s’en amuser. D’ailleurs, comme il est un moulin à paroles sur la glace, c’est lui qui commence à tomber sur les nerfs des Sabres.

Les choses auraient pu déraper en milieu de deuxième période quand Beck Malenstyn a joué aux quilles avec Jakub Dobes. Il s’est relevé et s’est éloigné, ses coéquipiers ont brassé la cage de Malenstyn et l’équipe est passée à autre chose. Résultat ? Quarante-cinq secondes plus tard, Juraj Slafkovsky portait la marque 4 à 1 pendant la pénalité mineure additionnelle au joueur des Sabres.

D’ailleurs, celui-ci a été soulagé de 3515,63 $ (4807 $ CA) pour son obstruction sur le gardien de but pendant qu’Arber Xhekaj a été mis à l’amende à hauteur de 3385,42 $ (4629 $ CA) pour son geste de rudesse envers Sam Carrick.

« Tu n’as pas le choix de continuer de jouer au hockey, il faut que tu sois calculé sur la façon dont tu vas répondre à ça, a expliqué Martin St-Louis. Il faut que tu regardes le tableau, c’est quoi le score. Des fois, il faut que tu prennes des notes et que tu aies une longue mémoire. »

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission d’Isabelle Maréchal, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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Expérience

Si le Tricolore a atteint ce niveau de maturité, c’est parce qu’il s’est notamment retrouvé face à un énorme défi le printemps dernier contre les Capitals.

« C’est un peu l’expérience qu’on a eue l’an passé et aussi la fin de saison avec des matchs qui étaient physiques et émotifs, résume Alexandre Carrier. Quand tu apprends de ça, tu restes un peu plus en contrôle. On n’a pas peur de ça, on ne déteste pas ça, mais c’est important de rester en contrôle. »

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Cette expérience fait en sorte que les joueurs ont maintenant une certaine aisance pour canaliser leurs émotions, selon Alex Newhook.

« Nous avons la confiance de jouer, peu importe ce qu’on nous balance. Nous avons été bons pour contrôler nos émotions. Parfois, elles grimpent de niveau pendant les séries et une pénalité peut déterminer l’issue de la rencontre. C’est énorme de pouvoir se contenir et nous l’avons bien fait jusqu’à maintenant. »

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Et comme le dirait Martin St-Louis, ça recommence tous les jours. Une façon comme une autre de dire que la vie reste la même, que ça aille bien ou pas, ce qui est une bonne manière de s’ancrer dans le présent.

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