«Parlait-il aussi de son équipe?»: Martin St-Louis réplique à Lindy Ruff qui accuse les joueurs du Canadien de tomber facilement
Lindy Ruff semble avoir une nouvelle marotte sur laquelle taper depuis que ses troupiers ont offert sept supériorités numériques au Canadien dans le quatrième match.
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Pour la deuxième fois en 12 heures, l’entraîneur-chef des Sabres a pointé du doigt les hommes de Martin St-Louis pour ce nombre élevé de punition.
« Je sais que le Canadien mise sur une bonne attaque massive, mais je trouve qu’ils tombent facilement », a-t-il lancé, en matinée, aux journalistes qui sont allés à sa rencontre dans un hôtel de Montréal (à lire ici).
Ruff faisait surtout allusion à Kaiden Guhle qui a entraîné des punitions à Ramus Dahlin et à Tage Thompson.
« En séries, on sait à quel point un avantage numérique peut être important, a-t-il poursuivi. Il faut faire attention à notre bâton. S’ils ont la chance de faire paraître un jeu pire qu’il ne l’est réellement, ils vont le faire. C’est le hockey des séries. »
Cette dernière portion de réponse est intéressante. En soulignant que ça fait partie de la réalité du jeu à ce temps-ci de l’année, Ruff laisse entendre que toutes les équipes sont enclines à utiliser cette stratégie.
Le Canadien aurait-il bien appris ?
En tout cas, St-Louis ne s’est pas fait prier pour capter la balle au bond.
« Donc, parlait-il aussi de son équipe ?, s’est interrogé le pilote du Canadien, dans un éclat de rire. C’est sa vision des choses. Je ne commenterai pas sur la façon dont il voit les choses. »
« Pour ma part, je trouve que les appels s’équivalent d’un côté comme de l’autre. Je ne m’arrête pas à ça », a poursuivi St-Louis, appelé à donner son propre avis sur le travail des officiels.
D’ailleurs, le Lavallois semble avoir la mémoire courte. Après le quatrième match face au Lightning, rencontre au cours de laquelle le Tricolore avait offert sept supériorités numériques aux Floridiens, St-Louis avait déclaré : « C’est une équipe expérimentée. Ils sont bons pour nous faire prendre des punitions. »
Les joueurs du Canadien auraient-ils appris de leurs rivaux précédant ?
Pour ce qui est de la série actuelle, un coup d’œil aux quatre premiers matchs permet de constater que le Canadien a pu déployer son attaque massive à 22 occasions contre 16 pour les Sabres.
C’est lors des deux matchs à Montréal que la différence fut la plus grande (13 contre huit en faveur du Tricolore). La foule du Centre Bell aurait-elle une influence sur le travail des officiels ?
Voilà une question intéressante.
Ça finira par coûter cher
Une chance que les Sabres ont remporté ce match. Qu’est-ce que ç’aurait été s’il avait fallu que les Montréalais aient le dessus ? Surtout considérant que les Sabres se sont fait refuser un but que Ruff considérait bon.
D’ailleurs, si cette série est égale 2 à 2, c’est en grande partie en raison de l’inefficacité du Tricolore en supériorité numérique. Cole Caufield a été le seul à déjouer la vigilance d’Ukko-Pekka Lukkonen avec l’avantage d’un homme.
Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Le Tricolore a décoché 10 tirs sur le filet des Sabres dans cette situation. Ruff est bien conscient que tôt ou tard, passer sa soirée au cachot finira par coûter cher.
D’autant plus qu’à part Juraj Slafkovsky (4 buts) et Caufield (3 buts), les gros canons de l’attaque massive sont plutôt tranquilles. D’ailleurs, Ivan Demidov n’a toujours pas touché la cible, peu importe la situation, lors des 16 matchs éliminatoires qu’il a disputés.