Un seul but en sept avantages numériques : Les unités spéciales coulent le Canadien
C’est peut-être au début de la troisième période que le Canadien a perdu ce quatrième match contre les Sabres. Ou peut-être que c’était plus tôt.
• À lire aussi : Un poulet, un but bizarre et bien des émotions
• À lire aussi : « Ça fait suer » -Cole Caufield
• À lire aussi : Martin St-Louis cherchait de l’émotion
• À lire aussi : Le sourire de Zach Benson voulait tout dire
Le Tricolore amorçait le dernier engagement avec un avantage numérique de 2 min 31 sec, gracieuseté de Bowen Byram qui avait reçu une pénalité de quatre minutes pour avoir porté son bâton trop élevé à l’endroit d’Alexandre Texier en fin de deuxième période.
Incapable d’en profiter, le Canadien n’a pas pu conserver l’élan avec lequel il avait commencé la période après avoir bien terminé la seconde reprise. Deux minutes plus tard, Zach Benson, posté devant Jakub Dobes, a marqué en avantage numérique pour briser l’égalité de 2 à 2.
C’était le second but des Sabres avec un homme en plus en quatre occasions pendant que le Canadien n’a marqué qu’une fois en sept occasions, passant un peu plus de 11 minutes en avantage numérique. Le Tricolore a eu la chance de distancer les Sabres et de s’en aller à Buffalo avec une avance de 3 à 1 dans la série, mais il n’a que lui à blâmer parce que l’exécution avec l’avantage d’un homme n’a pas toujours été à la hauteur malgré une dizaine de tirs au but. Il y a eu beaucoup de bons gestes, mais aussi des décisions précipitées et des passes maladroites.
Le Canadien avait touché la cible 3 fois en 13 occasions avec l’avantage d’un homme lors des trois premiers matchs.
La décision de Lindy Ruff de donner le départ à Ukko-Pekka Luukkonen aura été payante puisqu’il a effectué 28 arrêts et qu’il a tenu le fort en fin de match.
Cette victoire de 3 à 2 dans le match le plus serré de la série permet aux Sabres de rentrer à la maison avec une égalité de 2 à 2 et on se retrouve maintenant avec un 2 de 3 qui se poursuivra jeudi soir au KeyBank Center.
Décision audacieuse
Martin St-Louis parle souvent de l’importance de prendre des décisions calculées. Il en a pris une audacieuse tôt dans le match.
Les Sabres menaient 1 à 0 après huit minutes de jeu et Jakub Dobes venait d’effectuer un superbe arrêt de la mitaine sur Jack Quinn.
Après la pause publicitaire, les officiels annoncent qu’on procède à une révision vidéo et les reprises démontrent que la mitaine, dans laquelle on voit très bien la rondelle, a traversé la ligne rouge. Les Sabres marquent un second but en 92 secondes et ça va mal pour le Canadien.
C’est là que St-Louis joue son va-tout en demandant une révision pour obstruction sur le gardien but par Konsta Helenius. Ça semble audacieux puisque s’il a tort, il se retrouve en retard de deux buts et son équipe sera punie. Mais ça fonctionne.
Les Sabres menaient alors 8 à 1 au chapitre des tirs, mais le vent a tourné et la foule est revenue dans le coup. Deux minutes plus tard, Alex Newhook créait l’égalité avec déjà son cinquième but de la série.
Aller et retour
L’histoire du match se résume aussi à de nombreux changements de momentum. Les Sabres ont reçu trois mauvaises punitions en première période, la troisième permettant à Cole Caufield de faire 2 à 1 à 13 secondes de la fin de la période.
Le Canadien avait alors le vent dans les voiles, mais ce match a été bizarre à bien des égards.
Pensons à cette séquence, en milieu de deuxième période où Tage Thompson a tenté une entrée de zone avec une rondelle tirée dans la baie vitrée. La rondelle a frappé un séparateur et a fait un drôle de bond pour aller frapper le patin droit de Jakub Dobes et le battre.
Quand on vous dit que le momentum n’a pas cessé de se promener entre les deux équipes.