«Ça fera toujours plus mal demain»: Trump sous pression pour régler la guerre en Iran, selon un analyste | 24 heures
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«Ça fera toujours plus mal demain»: Trump sous pression pour régler la guerre en Iran, selon un analyste

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Après avoir laissé entendre qu’un accord avec l’Iran était à portée de main pour mettre fin au conflit, Donald Trump a ensuite affirmé ne pas vouloir « se précipiter ». Un analyste politique croit toutefois que le temps presse pour le président américain.

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Dimanche, Donald Trump est revenu sur ses déclarations en affirmant qu’il n’était pas pressé de conclure une entente avec Téhéran, soutenant que le rapport de force lui était favorable.

Or, avec l’approche des élections de mi-mandat, une baisse de popularité dans les sondages et une opposition croissante des Américains à la guerre en Iran, le membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, estime que le président américain a tout intérêt à régler rapidement le conflit.

Capture d'écran LCN 

« Les effets économiques, ne serait-ce qu’aux États-Unis, de ce conflit-là, ce n’est pas une gradation tranquille, c’est exponentiel. Ça fera toujours plus mal demain que ça a fait mal aujourd’hui. Prix de l’essence, prix du transport des biens, prix de l’engrais, prix de tout ce qui va aller à l’épicerie. Et là, (...) c’est autant d’argent qui ne va pas dans le reste de l’économie. Alors quelque part, Trump est pressé d’en finir », a-t-il affirmé sur les ondes de LCN dimanche.

Pour M. Lavoie, Donald Trump fait face à un conflit dont il peine à sortir, alors que les États-Unis et l’Iran estiment chacun avoir l’avantage dans cette guerre d’usure.

AFP 

« Trump et l’Iran sont convaincus que l’autre ne peut pas durer aussi longtemps que lui. Ils sont convaincus que le temps joue pour eux. Alors, dans ce contexte-là, on a deux camps qui s’arrangent ou qui pensent que le statu quo joue en leur faveur », a-t-il expliqué.

Une reprise des frappes américaines possible ?

Si les négociations échouent, les États-Unis pourraient être tentés de reprendre une campagne militaire contre l’Iran afin de pousser Téhéran à revenir à la table des discussions, croit l’analyste.

« Mais si le blocus et les bombardements passés ne l’ont pas fait, il est dur d’imaginer que de nouveaux bombardements seraient transformationnels », a-t-il toutefois reconnu.

AFP 

Selon lui, une telle offensive pourrait aussi permettre à Donald Trump de « sauver la face » après avoir massé d’importantes forces militaires près de l’Iran sans passer à l’action. Les menaces iraniennes de représailles devraient cependant freiner Washington, notamment en raison des conséquences potentielles sur les marchés énergétiques.

« L’Iran a été très clair et a dit “Si vous nous attaquez, si vous bombardez, nous allons faire de même sur les pays arabes et en visant surtout toute l’infrastructure industrielle de transformation des hydrocarbures”, ce qui ferait que rouvrir le détroit, ça ferait sortir les navires. Mais une fois que vous brisez la raffinerie, ça, ça veut dire des semaines, des mois, voire des années pour reconstruire, et l’impact sur les prix de l’essence peut durer encore plus longtemps », a-t-il mis en garde.

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