Tendance du «body-checking» : Des femmes auraient été bousculées par des inconnus dans Hochelaga-Maisonneuve | 24 heures
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Tendance du «body-checking» : Des femmes auraient été bousculées par des inconnus dans Hochelaga-Maisonneuve

Image principale de l'article Des femmes bousculées par des inconnus à Hochelaga
TOMA ICZKOVITS

Sur Facebook, des femmes rapportent avoir été bousculées par des hommes alors qu’elles marchaient sur le trottoir à Hochelaga-Maisonneuve. Ce modus operandi s’inscrit dans la tendance du « body-checking » qui prend de plus en plus d’ampleur.

« Je marchais sur Ontario près de Darling avec mon chien quand un jeune homme est arrivé à ma [hauteur] et m’a violemment poussé l’épaule avec sa main », a relaté Catherine dans une publication relayée sur le groupe Hochelaga MON Quartier le 4 juin.

Une semaine plus tard, la résidente de Hochelaga-Maisonneuve ne craint pas de recroiser le chemin de l’homme, mais garde un sentiment d’incompréhension face à ce qui lui est arrivé, a-t-elle confié à 24 heures.

« C’était hyperpersonnel comme geste, sur le moment je pensais que c’était quelqu’un que je connaissais qui me faisait une joke. J’étais abasourdie. Je ressentais encore la puissance avec laquelle sa main était entrée en contact avec mon corps. Un acte absurde et purement gratuit », poursuit-elle. Elle n’a pas déposé de plainte auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Dans les commentaires, d’autres femmes disent avoir subi des agressions semblables dans le quartier.

« Ça m’est arrivé sans raison sur Ontario et Nicolet, [un] coup de pied par un dude qui sortait du Tim Hortons », raconte une autre femme dans les commentaires.

« J’ai eu la même expérience. Le gars a collé son front contre le mien et m’a donné un coup de tête. Même situation, j’étais seule et je promenais mon chien. Le gars a continué sa route comme si de rien n’était. C’était sur Bennett [et] de Rouen », indique une autre.

« J’ai eu une expérience semblable il y a un peu moins d’un an au métro Viau. Le type (description correspondant à ce que tu écris) a continué comme si de rien n’était. Je l’ai interpellé, il a dit “sorry” et il est sorti vite fait du métro », écrit une femme membre du groupe.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule à affirmer que l’assaillant correspondrait à la description qu’a faite Catherine de celui qui l’a poussée.

Le SPVM confirme à 24 heures être au fait de « quelques cas de contacts du genre dans le secteur », mais ne les associe pas à une tendance. « Il s’agit de cas isolés », indique le porte-parole Marc-Antoine Bélanger.

« Dans ce contexte, les patrouilles ont redoublé de vigilance, ajoute-t-il. Un comportement tel que décrit dans la publication peut être sujet à des accusations de voies de fait. »

Tendance au Japon

Sans établir de lien avec l’agression qu’elle a subie, Catherine mentionne la tendance du « body-checking », qui s’observe au Japon depuis 2018 et qui prend de plus en plus d’ampleur avec les réseaux sociaux.

Des individus, qui visent principalement des femmes, foncent volontairement et violemment dans leur victime pour les bousculer dans l’espace public. La collision peut s’accompagner de coup d’épaule, de parapluie ou de jambette.

Les agresseurs s’adonneraient à cet acte par excès de colère, pour le simple plaisir de traquer une victime ou par confrontation, selon le quotidien japonais Tokyo Weekender.

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