«Maxxing»: que veut dire ce terme des réseaux et pourquoi est-il PARTOUT?
« Looksmaxxing », « sleepmaxxing» ou même « jestermaxxing » — du jour au lendemain, toute la Toile a semblé être en train de « maxxer », nous donnant le goût d’embarquer dans un bateau qu’on ne comprend pas vraiment ! Voici tout ce qu’il faut savoir sur le maxxing, le terme de l’heure.
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Ce slang, vous l’avez sûrement vu passer sur TikTok et Instagram, sa version la plus populaire étant celle du « looksmaxxing ». Cette pratique adoptée en grande pompe par des créateurs de contenu, souvent masculins, vise à maximiser son look pour devenir plus attirant.
Comme l’explique BBC, cette notion est issue des forums en ligne consacrés aux « incels » (célibataires involontaires), et se présente comme une pratique visant à « optimiser » son apparence physique. L’objectif du « looksmaxxing » est d’atteindre le niveau d’attrait physique maximal selon un ensemble de critères préétablis afin de connaître le succès, une importance particulière étant accordée à la mâchoire et aux yeux.
L’une des raisons de la viralité soudaine de cette expression vient de Clavicular, un streamer reconnu devenu en quelque sorte la tête d’affiche du « looksmaxxing » alors qu’il partageait son désir indéfectible de se rendre toujours « plus beau » en utilisant toutes sortes de techniques, comme la sculpture du visage.
Pour lui, l’apparence physique peut toujours être bonifiée, et joue directement sur le statut social et la réussite de chacun. S’il utilise des méthodes intenses et même effrayantes pour ses objectifs (du genre, abîmer ses os dans l’espoir qu’ils se régénèrent de façon plus dense, ou encore l’utilisation de substances), ce qui tombe sous le chapeau du « hardmaxxing », d’autres préfèrent aller vers le « softmaxxing », c’est-à-dire de faire des changements non-permanents à son corps (maquillage, style vestimentaire, etc.)
À présent, on peut trouver le terme « maxxing » juxtaposé à une panoplie de mots, de la mise en forme (« fitnessmaxxing »), aux éléments culturels de certaines ethnies (« chinamaxxing », « asianmaxxing »), en passant par un ample jargon du Web (« mogmaxxing ». soit l’art de se démarquer au maximum avec une mâchoire et une structure faciale attirante).
Tout ça peut devenir bien confus bien rapidement, mais l’essentiel de cette tendance, c’est la visée de maximisation et d’optimisation qui vient avec le maxxing. Dans un contexte politique où le monde qui nous entoure semble instable et nébuleux, plusieurs personnes comme vous et moi s’accrochent à l’idée d’avoir le contrôle sur un aspect de leur vie en l’améliorant autant que possible.
Que ce soit l’apparence physique, les habitudes de sommeil ou la vie sociale, tout devient donc sujet à être amené à son plus haut potentiel, le tout dans l’idée d’être la personne la plus admirable possible, pour les autres et pour soi-même. Là où la pente de ce trend devient dangereuse, c’est que la combinaison d’une pulsion constante à devenir plus impressionnant et de la comparaison qu’amènent inévitablement les médias sociaux peut vite mener à des pensées toxiques.
En effet, même si la prémisse de base de prendre soin de soi est importante, la base du maxxing est justement de pousser le glow-up à l’extrême. Dans ce contexte, ça devient assez difficile d’être bienveillant envers soi-même et son apparence lorsqu’on a l’impression qu’on est jamais « assez » et qu’on doit toujours faire mieux.
C’est donc dire qu’un peu de «soft-maxxing » pour réintégrer l’activité physique dans notre routine ou pour se mettre sur notre 31 n’est pas foncièrement une mauvaise idée, mais que de maximiser le tout est difficile à faire sans perdre de vue son bien-être !