Quoi faire si vous êtes victime de violence conjugale? | 24 heures
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Quoi faire si vous êtes victime de violence conjugale?

Image principale de l'article Victime de violence conjugale: quoi faire?
Photo Agence QMI/Journal de Montréal, Martin Alarie

Alors que le 15e féminicide de l'année au Québec s’est produit au début de la semaine, comment faire pour les prévenir et mettre fin à cette série noire? Que pouvez-vous faire si vous êtes victime de violence conjugale ou si une femme dans votre entourage en subit?  

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On en a discuté avec Claudine Thibaudeau, travailleuse sociale chez SOS violence conjugale. 

Être à l’écoute de la victime   

D’abord, c’est «important de ne pas dire quoi faire» à une victime de violence conjugale, car chaque femme est différente et son parcours lui appartient, insiste-t-elle. 

De surcroît, pour une victime, il est souvent difficile d’apposer le mot «violence» à sa situation.

Parler avec une spécialiste   

Une des premières étapes pour une femme qui se croit victime de violence conjugale peut être de prendre le téléphone et de parler à une spécialiste. 

«Quand on a une inquiétude, quand on n’est pas sûr, quand il y a des hauts et des bas dans une relation, quand on a peur, quand on a l’impression qu’on n’arrive pas à faire passer nos messages ou s’assurer qu’ils soient respectés dans la relation, une première étape, c’est d’aller explorer sa situation avec l’aide de quelqu’un qui peut avoir une autre vision que notre partenaire», explique Mme Thibaudeau. 

«On peut appeler pour parler juste une fois», précise-t-elle. Un appel à SOS violence conjugale ou à un autre organisme, ça n’engage à rien, souligne-t-elle. Et le fait de parler de sa situation avec une personne extérieure peut aider à mieux comprendre ce que l’on vit. 

D'ailleurs, la ligne téléphonique de SOS violence conjugale est accessible en tout temps. Et si une femme n’est pas à l’aise d’aller chercher de l’aide, elle peut toujours en parler avec une amie, souligne Mme Thibaudeau. 

Remplir un questionnaire interactif   

Une autre option qui s’offre aux femmes: celle de remplir un questionnaire en ligne. Cette option peut représenter «un premier pas plus facile à faire que de prendre le téléphone», mentionne Mme Thibodeau.

Depuis son implantation, en novembre 2020, ce sont plus de 70 000 personnes qui ont répondu aux 25 questions que compte le formulaire accessible sur le site de SOS violence conjugale. 

Et pour les proches?   

Et l'on fait quoi, si l'on soupçonne que quelqu’un dans notre entourage est victime de violence conjugale? Tout dépend de la situation, insiste Mme Thibaudeau. «Il faut que le proche choisisse ce qui va être le mieux pour la victime». 

«Un point important: lui laisser [à la victime] le plein pouvoir sur la situation», poursuit celle qui déconseille fortement «l’approche bulldozer». Elle conseille d’y aller dans la simplicité, en rappelant à la personne qui subit de la violence qu’on est là pour elle. «Ouvrir une porte peut faire une énorme différence.» 


Vous avez besoin d'aide?   

Vous pouvez contacter SOS conjugale à tout moment.   

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