Ce qu'on sait sur les attaques au couteau survenues au Saskatchewan | 24 heures
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Ce qu'on sait sur les attaques au couteau survenues au Saskatchewan

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Capture d'écran | Twitter

De violentes attaques au couteau ont pris une petite communauté par surprise au Saskatchewan dimanche, et l'un des suspect court toujours. Au total, 11 personnes sont mortes dans ces attaques. Voici ce qu'on sait sur cette affaire.

Informations en date de lundi 5 septembre, 18h20.

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Les attaques

Un premier appel a été logé à la GRC, à 5h40 tôt dimanche matin, concernant une agression au couteau survenue dans la Nation crie de James Smith, à deux heures de route au nord-est de Saskatoon. Quelques minutes plus tard, plusieurs autres agressions au couteau ont également été signalées dans la communauté.

Après ces attaques, 10 personnes sont mortes et au moins 18 autres ont été blessées, sur le territoire de la nation crie James Smith et dans le village de Weldon. 

Selon la GRC, «certaines victimes ont été ciblées par les suspects tandis que d’autres ont été attaquées au hasard». Les agressions ont eu lieu dans 13 endroits différents.

Un peu après 7h dimanche matin, la GRC a envoyé une alerte pour «personnes dangereuses» aux citoyens du secteur, avant de finalement l’étendre à toute la province.

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Les suspects 

Les autorités ont longtemps tenté de localiser les deux suspects, Damien Sanderson et Myles Sanderson. Le premier a finalement été retrouvé mort lundi à 11h30. Le deuxième court toujours. Mardi, la GRC a obtenu des informations selon lesquelles le suspect Myles Sanderson aurait été aperçu dans la nation crie de James Smith.

Photo AFP

En fin de matinée dimanche, la GRC avait déclaré avoir reçu un rapport selon lequel les suspects pourraient se déplacer dans le secteur de l'avenue Arcola à Regina dans une Nissan noire immatriculée SK 199 MPI.

Myles Sanderson mesure 1,85 m (6 pi 1 po) et pèse 91 kg (200 livres). Il a les cheveux noirs et les yeux bruns.

Selon des informations rapportées par CBC, Myles Sanderson est recherché depuis le mois de mai par la police de Saskatoon après avoir cessé de rencontrer son agent de libération conditionnelle. Il purgeait une peine de prison de près de cinq ans pour voies de fait, vol qualifié, méfait et profération de menaces. Il a eu droit à une libération conditionnelle, avant de disparaître.

Dimanche, la GRC a formellement accusé les deux hommes. Myles Sanderson est accusé de trois chefs d'accusation de meurtre au premier degré, mais aussi de tentative de meurtre, et d’un autre chef d’accusation pour être entré par effraction. Damien Sanderson était accusé d'un chef d'accusation de meurtre au premier degré, d’un chef de tentative de meurtre, et d’un autre pour être entré par effraction dans une résidence.  

«Des mandats d'arrêt ont été délivrés et d'autres charges sont prévues au fur et à mesure que l'enquête progresse», a déclaré la GRC sur les médias sociaux. 

Le motif des attaques ne semblait pas clair lundi midi. Elles pourraient être liées à la drogue, a laissé entendre le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, Bobby Cameron. 

«C’est la destruction à laquelle nous devons faire face lorsque des drogues illégales envahissent nos communautés, et nous demandons que toutes les autorités écoutent les chefs, les conseils et leurs membres pour créer des communautés plus sécuritaires pour nos gens», a dénoncé Bobby Cameron par communiqué.

Les victimes

Lundi, des détails ont commencé à émerger sur l'identité des victimes.

Lana Head, une mère de deux enfants âgée de 31 ans, a été l’une des premières victimes identifiées lundi. Dans une entrevue à APTN News, son ex-conjoint, le père de ses deux filles, Michael Brett Burns, a évoqué la possibilité que la drogue ait joué un rôle dans ces actes de violence.

«C'est fou comme la prison, la drogue et l'alcool peuvent détruire de nombreuses vies», a indiqué l’homme. «Je suis blessé en voyant toutes ces personnes qui ont perdu la vie.»

Wes Peterson, 77 ans, figure également parmi les victimes. Une de ses amies s'est effondrée en apprenant son assassinat. Ruby Works considérait le septuagénaire comme son oncle, a-t-elle fait savoir à APTN News. «Je me suis effondrée au sol. Je le connais depuis que je suis toute petite», a-t-elle raconté au sujet de l’homme qui était veuf. 

La victime était connue pour son grand cœur. «Il n'a rien fait. Il ne méritait pas ça. C'était un homme bon et généreux», a mentionné Ruby Works.

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Réactions

Plusieurs réactions ont fusé après les terribles attaques, qui se sont taillé un chemin jusque dans la presse internationale. 

«Ce qu’il s’est passé dans notre province est horrible», a déclaré Audrey Soucy, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) lors d’un point presse dimanche en fin d’après-midi. «Sachez que la GRC de la Saskatchewan est déterminée encore et toujours à utiliser toutes les ressources mises à notre disposition pour trouver et arrêter ces deux personnes», a-t-elle ajouté.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a offert ses condoléances aux proches des victimes, sur Twitter. «Il n'y a pas de mots pour décrire adéquatement la douleur et la perte causées par cette violence insensée. Toute la Saskatchewan pleure avec les victimes et leurs familles», a déclaré M. Moe.

Le premier ministre Justin Trudeau a également réagi en début de soirée qualifiant ces attaques de «horribles et déchirantes». «Mes pensées vont à ceux qui ont perdu un proche et à ceux qui ont été blessés», a-t-il déclaré.

Le premier ministre du Québec a lui aussi apporté ses condoléances aux familles et proches des victimes. «Quelle terrible tragédie. J’aimerais offrir mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes. Mes pensées accompagnent également tous les blessés», a mentionné François Legault.