Voici ce qui était transphobe dans le projet de loi 2 | 24 heures
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Voici ce qui était transphobe dans le projet de loi 2

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Le gouvernement Legault a annoncé cette semaine qu’il reculait sur plusieurs aspects jugés transphobes du projet de loi 2, qui est lié à l’identité de genre. Qu’est-ce qui clochait exactement? Un militant trans explique. 

Shine Kolia est un homme trans en processus d’affirmation de son nouveau genre. Ce militant de l’organisme Trans-Estrie, à Sherbrooke, n’est pourtant pas encore à l’étape de passer sous le bistouri, surtout qu’il souhaite porter un enfant au courant de la prochaine année, donc préserver pour l’instant ces organes féminins.  

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Le plan de vie de Shine Kolia est toutefois menacé par le projet de loi 2, annoncé en octobre par le gouvernement Legault. L'intention de Québec serait de faire apparaître deux notions sur les documents légaux: celle du genre et celle du sexe. Les personnes trans pourraient indiquer le genre auquel ils s'identifient. Toutefois, pour la reconnaissance de leur sexe sur les documents officiels, ils devraient fournir une attestation médicale prouvant qu’ils ont changé leurs organes sexuels. 

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«Je ne veux pas avoir à choisir entre porter mon enfant ou avoir l’opération [qui me stériliserait], déplore Shine Kolia. Si je devais choisir, j’abandonnerais l’idée de porter, mais pourquoi le gouvernement me forcerait-il à choisir? Ce n’est pas de ses affaires, c’est mon identité.» 

Possible changement de cap  

Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, qui pilote le projet de loi 2, a affirmé au journal Le Devoir ce mardi 9 novembre qu’il va faire marche arrière sur l’obligation de subir une chirurgie plastique.  

Au moment d’écrire ces lignes, le détail des modifications législatives n’avait pas encore été annoncé. 

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